Histoires de nos copropriétaires
30 mars 2026
European Sleeper est né d’une idée simple. Les trains de nuit appartiennent à tout le monde. Nous ne sommes pas soutenus par un grand actionnaire unique ni par un fonds d’investissement lointain. Nous sommes une coopérative. Plus de 6 000 co-propriétaires ont choisi d’investir dans le retour des trains de nuit en Europe. Des voyageurs, des passionnés de ferroviaire, des personnes engagées pour le climat, des familles, des entrepreneurs, des étudiants. Des personnes qui croient que la façon dont tu voyages façonne le continent dans lequel tu vis. C’est leur histoire.Manuela Talana est co-propriétaire depuis le tout début, ayant rejoint en 2021 lors de la première campagne. À l’époque, les trains de nuit étaient encore largement perçus comme nostalgiques ou irréalistes. Pour elle, investir était à la fois une conviction personnelle et une manière claire de soutenir des entrepreneurs qui osaient faire revenir les trains de nuit internationaux.
Elle attache une grande importance au modèle coopératif, autant dans sa vie professionnelle que personnelle. Comme elle l’explique, « il ne s’agit pas seulement de profit, mais de responsabilité partagée, de vision à long terme et d’impact collectif. Faire partie d’une entreprise détenue par une communauté crée un fort sentiment d’implication et de confiance. » Pour Manuela, cette structure reflète la façon dont le voyage et la mobilité devraient fonctionner en Europe, avec responsabilité et coopération au centre.
Ce qui a le plus renforcé sa conviction, c’est le progrès concret depuis 2021. La demande a augmenté, European Sleeper fait circuler de vraies lignes avec de vrais voyageurs, et le développement continue. Voir des voyageurs choisir activement le train de nuit pour le confort et l’expérience lui confirme que ce concept n’est pas seulement réaliste, mais nécessaire.
Elle pense que les trains de nuit réunissent durabilité, efficacité et lien humain. Ils offrent une véritable alternative aux vols courts, réduisent la pression sur les aéroports, et permettent de voyager à l’international sans perdre ses heures de journée. Au-delà de l’impact environnemental, elle souligne aussi leur valeur culturelle. Tu t’endors dans un pays et tu te réveilles dans un autre. Tu rencontres d’autres voyageurs et redécouvres le sens des distances et de la géographie. À une époque où l’Europe peut parfois sembler fragmentée, les trains de nuit recréent des liens, de manière à la fois concrète et humaine.
Quand Andreas Pilzecker est devenu co-propriétaire en 2023, il a décrit ce sentiment simplement : « C’est un pur bonheur de voyager dans un train qui est le nôtre. »
Pour Andreas, le voyage est personnel. Il a voyagé pendant des années entre Leipzig et Bruxelles. « Je suis passionné de trains », dit-il. « L’idée de relier 4 capitales européennes avec un seul train était tout simplement brillante. » Bruxelles. Amsterdam. Berlin. Prague. Un seul train, qui traverse les frontières pendant que la plupart d’entre nous dorment.
Mais pour lui, être co-propriétaire n’est pas une idée abstraite. Cela devient réel tard le soir, quelque part entre la Belgique et les Pays-Bas. Il se souvient de ces longues conversations avec d’autres voyageurs, entre Bruxelles et Amsterdam, jusqu’à ce que quelqu’un intervienne doucement : « Euh… on ne ferait pas les lits maintenant ? »
Ce sont ces moments qui renforcent la conviction. Pas seulement envers une entreprise, mais envers une certaine idée de l’Europe. Comme le dit Andreas, faire revenir les trains de nuit est important « parce que cela relie les Européens de la meilleure façon possible ». La connexion ne se résume pas aux infrastructures. Elle passe aussi par les rencontres.
Jean Pierre Bojimans est devenu co-propriétaire en 2022. Pour lui, investir était « l’occasion de faire partie d’un mouvement de changement ». Il parle de faire cela ensemble. D’une conviction partagée qu’un train de nuit est à la fois une aventure et « un outil essentiel pour préserver les merveilles naturelles de ce monde ».
Il voit les trains de nuit comme quelque chose de très concret et discrètement romantique. Ils « offrent une alternative aux embouteillages, aux terminaux bondés et aux avions, et redonnent au voyage sa part de rêve ». Ici, le romantisme ne signifie pas le luxe. Il s’agit de temps. D’espace. Du fait de se réveiller ailleurs.
Jean Pierre attache aussi beaucoup d’importance à la structure coopérative. « C’est incroyable que nous possédions tous une part de cette organisation. Un bel exemple de la façon dont les entreprises ferroviaires peuvent se réinventer. » La réinvention ne vient pas toujours d’en haut. Parfois, elle commence avec une communauté prête à s’impliquer. À investir non seulement de l’argent, mais aussi de la confiance.
Il évoque cette « volonté constante de changer, de trouver de nouveaux itinéraires, de garder ce sujet présent pour tous » comme un moment qui a renforcé sa conviction après nous avoir rejoints. Pour une jeune coopérative comme la nôtre, les progrès se font souvent par petites étapes. Un nouveau créneau horaire. Une voiture supplémentaire. Un nouveau partenariat. Et pas à pas, un réseau se construit.
Ruben Timmerman est devenu co-propriétaire en 2023 avec un souhait clair. Il veut que son investissement contribue à créer « un continent européen sans avion ». C’est une formule forte. Mais derrière, il y a une idée simple : moins de vols courts, et plus d’alternatives qui ont du sens.
Ruben reconnaît qu’il est « encore largement motivé par son rejet des vols sur de courtes distances ». Chaque fois que European Sleeper annonce une petite avancée, même si ce n’est qu’une étape vers un objectif plus large, cela l’encourage.
Il apprécie aussi l’ouverture de la coopérative. « J’aime les mises à jour régulières et le fait que European Sleeper implique autant de personnes. » Une coopérative n’est pas seulement une structure financière. C’est aussi un engagement envers la transparence et le dialogue, partager les défis autant que les étapes franchies.
Pour Ruben, les trains de nuit ne concernent pas uniquement les émissions, mais aussi le lien entre les personnes. Rendre plus simple, surtout pour les jeunes, de parcourir de longues distances et de découvrir les pays des autres.
Aujourd’hui, plus de 6 000 co-propriétaires soutiennent European Sleeper. Chacun a investi et a choisi de participer au retour des trains de nuit en Europe.
Nos investisseurs viennent d’horizons très différents. Ensemble, ils montrent que le rail peut être porté par une communauté et financé par celles et ceux qui y croient. La propriété ne doit pas forcément appartenir à quelques grands investisseurs. Elle peut se partager au-delà des frontières, des métiers et des générations. Un train peut être à la fois un moyen de transport fiable et un projet collectif avec une vision sur le long terme.
Nos co-propriétaires nous rappellent pourquoi nous avons commencé, et pourquoi nous continuons. L’attention de Manuela pour le long terme, l’ambition de Ruben de réduire les vols courts, la conviction de Jean autour de la réinvention, et la joie simple d’Andreas de voyager dans un train qui lui appartient, tout cela va dans la même direction : une manière concrète, connectée et plus douce de traverser l’Europe.
Tu veux devenir co-propriétaire ? Découvre-en plus ici.